Dernières chroniques sur le blog

Image and video hosting by TinyPic Image and video hosting by TinyPic Image and video hosting by TinyPic Image and video hosting by TinyPic Image and video hosting by TinyPic Image and video hosting by TinyPic Image and video hosting by TinyPic Image and video hosting by TinyPic Image and video hosting by TinyPic

21/12/2017

Les carnets de Wolkaiw #1



             Bonjour tout le monde, aujourd'hui je souhaite vous parler de quelque chose d'un peu particulier. Vous avez peut-être remarqué que je suis assez peu présente sur le blog en ce moment, c'est en parti dû à mes partiels de fin d'année mais un autre facteur m'empêche de m'occuper correctement du blog. Ce facteur ne date pas d'hier et je vais vous expliquer de quoi il s'agit. Peut-être cernerez-vous un peu mieux ma personnalité à travers l'histoire que je vais vous raconter, il s'agit de mon histoire, de mon vécu. J'écris cela en toute honnêteté et sans haine mais plutôt avec un certain recul. J'ai envie de vous montrer comment une simple amitié peut dégénérer et devenir un cauchemar ambulant. Je remercie par avance celles et ceux qui prendront le temps de me lire.


      Je me sens trahie, flouée, désabusée et surtout incomprise. La situation dans laquelle je suis embourbée n'a rien de drôle, il s'agit d'un tourbillon dans lequel je suis aspirée et qui ne semble pas avoir de fin. Laissez-moi vous expliquer le pourquoi du comment.



       À l'origine de tout cela, une amitié banale issue d'une rencontre toute aussi banale. J'avais une bande d'amis au lycée, quelques-uns d'entre eux avaient un autre ami avec qui ils restaient parfois, le genre de personne plutôt en retrait et dont la personnalité était souvent éclipsée par celles des autres. Comme toute personne polie, je le saluais cette personne d'un sourire, rien d'extraordinaire vous en conviendrez. Suite à cela, cette personne m'a contacté sur les réseaux sociaux, nous avons commencé à sympathiser. Il prétendait que le simple fait que je lui souris dans les couloirs l'emplissait de joie car personne ne prêtait jamais attention à lui. J'ai trouvé cela gentil, je pouvais faire plaisir à quelqu'un et égayer ses journées sans faire quoi que ce soit d'incroyable. Honnêtement je n'avais pas à me plaindre, rester naturel permettait à une personne de passer un bon moment. Au fil des discussion une amitié est née, assez banale et sans aucune arrière pensée pour ma part. Nous pouvions discuter de sujets très divers et variés, des formalités comme des réflexions d'ordres philosophiques, ces conversations n'étaient pas dénués d'un certain regard critique sur le monde.

       Au fur et à mesure, les discussions ont commencé à être plus longues, à prendre plus de temps et demander plus d'énergie. J'ai également commencé à recevoir des messages mignons et des marques d'affection qui étaient pour moi jusqu'alors très anodins. Les choses étaient claires pour moi, j'étais heureuse et en couple, à aucun moment je n'ai laissé envisager à la personne que j'étais intéressée par elle, je ne répondais donc pas favorablement à ses avances. Les messages, en apparence, mignons ont tout de même continuaient, malgré les nombreuses fois où j'ai pu témoigner mon envie que cela cesse car c'en devenait presque malsain. Je crois qu'il ne pouvait comprendre que je rejette son affection car lui même était à la recherche d'affection, il ne pouvait donc imaginer qu'il en soit autrement pour moi. Je ne sais pas si vous pouvez imaginer mais je recevais tous les jours des mots doux accompagnés de cœurs alors que j'étais en couple et pas du tout intéressée, ce qui avait le don de m'agacer très fortement. Autant au début cela peut flatter, autant avec insistance cela en devient lassant et installe une certaine forme d'oppression.

      À cette époque ( 2015/2016 ) je menais une vie très dense et très riche. Mon temps libre était partagé entre la lecture et le jeu d'échec, mais aussi entre mes amis, ma famille et mon petit ami. Les discussions que j'entretenais avec le garçon dont je vous parle me demandaient sans cesse plus de temps, un temps que je ne pouvais lui consacrer. Il aurait fallut que je lui consacre tout mon temps libre tant ce dernier avait besoin d'attention. En effet, il avait besoin d'aide, il était dans une période de profonde détresse affective et j'ai essayé de l'aider dans la mesure du possible en lui apportant soutien et réconfort. Ce garçon connaissait aussi d'autres problèmes de nature différente mais je ne vais pas vous en parler car cela est assez personnel, sachez toutefois que le cumul de ces soucis me donnait le sentiment de parler à une personne qui pensait constamment de manière négative et qui avait énormément de mal à aller vers les autres, notamment à cause d'un grand manque de confiance en soi. Je constituais une sorte de rempart contre la solitude pour cette personne.

      J'ai donc tout fait pour aider cette personne car c'est dans ma nature d'aider les autres, de leur apporter mon soutien. J'aime me rendre utile auprès de celles et ceux qui en ont besoin, je veux être une oreille attentive, celle qui peut vous prodiguer des conseils et vous aider à rebondir. Je ne sais pas si je remplis correctement ce rôle mais je fais tout mon possible pour y parvenir. C'est donc dans cette optique que j'ai donné de mon temps et de mon énergie à une personne qui, je le croyais, en valait la peine. Je pensais sincèrement que cette personne méritait qu'on lui donne une chance et qu'on l'aide à redresser la pente plutôt raide sur laquelle elle se trouvait. Il faut croire que je me suis lourdement trompée, c'est la suite des événements qui me l'apprendra. Sans doute cette amère expérience a-t-elle servi de parfaite illustration à l'expression « trop bonne trop conne ». J'ai l'impression que l'on a délibérément abusé de ma gentillesse, que l'on m'a floué, que l'on s'est servi de moi.  


                                                                                                                                      Source de l'image

       La relation amicale que j'entretenais avec cette personne est vite devenue malsaine et oppressante, d'un part car je recevais de nombreux messages non désirés mais aussi parce cette relation nécessitait beaucoup trop de sacrifices. Je n'ai pas de suite ressenti cette oppression, c'est en discutant avec les gens qui m'entouraient que je m'en suis aperçu. Quand je recevais un message de cette personne un certain désappointement était visible sur mon visage, une certaine lassitude aussi car malgré tous les efforts que je pouvais faire et toute l'énergie que je mettais dans cette relation, il n'allait pas mieux et devenait chaque jour un peu plus dépendant de moi. J'ai alors compris que quelque chose n'allait pas. Lorsque je discutais avec lui, le sentiment d'être opprimée m'envahissait, je commençais à entrevoir l'aspect malsain de la relation et cela n'avait vraiment rien de rassurant. Le pire sans doute, c'est qu'il ne devait pas se rendre du compte du comportement qu'il pouvait avoir, et ce en dépit de mes nombreuses réflexions à ce sujet.

        Nos ressentis sentimentaux étaient différents, je pense qu'il aurait voulu plus qu'une simple amitié, ce que je ne pouvais et surtout ne voulais pas lui offrir. Il ne me plaisait pas, ne m'attirait pas, il était un ami et rien de plus. Les choses ont dès lors commencé à changé car son comportement vis à vis de moi n'a plus été le même, il a commencé à nourrir des sentiments amoureux. Sentiments qui d'ailleurs s'apparentent plus à une certaine affection et attirance qu'à un réel amour selon moi car il n'a pas hésité à me dire que j'étais la première à lui accorder autant d'importance, je pense donc que le sentiment qu'il nourrissait à mon égard provenait donc de là et non du cœur. Toujours est-il qu'il a commencé à devenir jaloux, que ce soit de ma relation amoureuse ou de mes relations amicales en général. Il se sentait sans cesse inférieur aux autres sur tous les points mais il n'hésitait pas à dénigrer les personnes qui m'entouraient. Il commençait à nourrir une réflexion assez contradictoire car d'un côté il n'avait pas confiance en lui mais d'un autre côté il pensait méritait, plus que tous mes autres amis, mon amitié. Il me reprochait de ne pas lui répondre assez souvent ni assez rapidement, de ne pas être assez disponible alors que je l'ai été pour lui beaucoup plus que pour d'autres amis.

      J'ai alors décidé de le lui dire, de lui expliquer car tout cela prenait une tournure qui ne me plaisait pas du tout, mais alors vraiment pas du tout. Ce qui peut sembler mignon et gentil au début, en plus de se transformer en quelque chose de lassant, est devenu écœurant. Mes amis m'avaient dès lors fortement conseillé de ne plus lui parler du tout et même de m'en éloigner, ils avaient déjà compris, avant moi, que tout cela me rongeait bien plus que je ne voulais le laisser voir. Aider les autres je veux bien, me sacrifier pour eux c'est une autre chose. Des jugements de valeur sur mes amis ont alors commencé à pleuvoir et cela n'a fait que renforcer le sentiment que cette relation amicale était au bord du gouffre.

      J'ai voulu prendre mes distances avec cette personne mais elle avait besoin de moi. La dépendance que j'ai évoqué s'est amplifiée et je n'ai rien pu faire pour l'endiguer. Pour schématiser, si je ne lui parlais pas, il n'allait pas bien, si je ne lui écrivais pas, il avait des insomnies etc. Autant vous dire que c'était un poids supplémentaire sur mes épaules qui n'a eu de cesse de confirmer le sentiment malsain de la relation. Je n'ai donc tout naturellement pas voulu l'« abandonner », même si le terme est sans doute fort, et j'ai pris sur moi de continuer à lui parler alors que je vivais de plus en plus mal cette situation. C'est dingue comme le simple fait de parler à une personne peut vous mettre de mauvaise humeur pour toute une journée tant on sait que cette amitié ne nous apporte plus rien de bien mais au contraire qu'elle nous use, que l'on en tire plus rien si ce n'est une extrême fatigue et le sentiment de ne pas pouvoir changer positivement les choses. J'ai plus d'une fois fais passer ses problèmes avant les miens, mettant de côté ce que je projetais de faire afin de l'aider, de lui parler tout simplement pour qu'au final rien ne change. Quand j'en parlais, que j'évoquais ce problème avec lui, j'ai toujours eu l'impression en lisant ses messages, que j'étais une méchante égoïste qui ne pensais qu'à mon bien-être alors qu'en réalité je ne faisais que me protéger de cette relation. Mais me protéger de quoi pourriez-vous me dire ? Eh bien d'une personne qui me pompait mon énergie, inconsciemment car je suis persuadée qu'il n'avait aucune idée de ce qu'il faisait, mais qui le faisait quand même. Pour que vous compreniez bien, c'était en quelque sorte une vampire qui aspirait ma force pour se nourrir et survivre, mais qui ne se rendait pas compte du mal qu'il faisait. En effectuant quelques recherches, le terme pour désigner cela est vampire énergétique, en règle générale les vampires ne se rendent pas compte de leur propre toxicité, ce qui les rend d'autant plus dangereux.  

      Pour vous dire à quel point cette relation me rongeait et devenait oppressante, il me surveillait et surveillait aussi mes amis sur les réseaux sociaux, et ce en permanence. Si ces derniers postaient une photo d'une soirée, j'avais le droit à un déferlement de haine et de mépris, à de la méchanceté gratuite car il jugeait mes amis grossiers, vulgaires, ils étaient selon lui de jeunes voyous que je ne devais pas fréquenter. Je pense surtout intérieurement il nourrissait une certaine forme de jalousie et de rancœur car lui-même n'était jamais invité aux soirées. En plus de me surveiller, il suivait et commentait absolument tout ce que je publiais. Il ne pouvait s'empêcher de donner son avis et de répondre à celles et ceux qui commentaient également, pensant bien faire mais ne faisant que renforcer le malaise qui s'était installé entre nous. Il me parlait également en privé de ce que j'avais publié ou de ce que un tel avait pu dire. Certes j'aime que l'on s'intéresse à mon travail, c'est toujours gratifiant, mais on tombait ici dans l'excès, c'était vraiment un comportement abusif et déplacé. Je savais que si j'écrivais et publiais un article, dans l'heure il l'aurait commenté, et aurait interprété mes mots à sa façon. Je ne pouvais donc côtoyer une personne ou publier ce que je voulais sans qu'il émette un jugement de valeur, qu'il soit mélioratif ou péjoratif. J'avais un peu le sentiment qu'il se prenait pour mon père et pouvait décider de mes relations, ce qui bien entendu ne me plaisait pas du tout. Je me sentais également constamment surveillée, comme si j'étais dans une prison dont il était le geôlier, j'avais l'impression qu'il étouffait ma liberté, il empiétait sur mon espace vital, sur mon intimité.

       Comme je vous l'ai dit, il n'était jamais invité aux soirées mais il tenait absolument à savoir tout ce qui pouvait s'y passer. La fracture dans notre relation amicale s'est opérée quand il s'est fait passer pour mon petit copain afin d'obtenir des informations sur moi en soirée. La situation est très ironique car d'un côté ils méprisent mes amis, mais d'un autre côté il s'empresse de croire ces derniers quand ils lui racontent tout un tas de connerie à mon sujet. Les amis en question étaient en discussion avec mon petit ami quand la personne dont je vous parle à commencé à les interroger Comme ils ne savaient pas de qui il s'agissait, ils lui ont débité tout un ramassis de mensonges aussi gros les uns que les autres. Fier de ses trouvailles, il s'en est allé contacter ma mère en messagerie privée. Ma mère n'avait aucune idée de l'existence de ce garçon. Il lui a donc écrit et a tenté de lui faire croire que j'étais une pute, car oui il le pensait, il s'imaginait que l'on me forçait à faire des choses en soirée, c'est vraiment mal me connaître ! Je ne sais pas vous mais je trouve que le comportement qu'il a eu est très malhonnête et intrusif, mais surtout je juge cela indigne d'un ami. Se faire passer pour mon petit ami et écrire à une mère que sa fille est une pute, dans quel monde a-t-on déjà vu cela ? Il n'a donc pas hésité une seule seconde à usurper une identité et à divulguer de fausses informations, ce comportement m'a énormément déçu et a opéré une fracture immense dans notre relation. Le pire dans tout cela, c'est qu'il prétend avoir agit pour mon bien. Je cherche encore en quoi cela a pu être fait pour mon bien...  

    La situation n'était plus tenable, cette relation était devenue anxiogène, elle me détruisait littéralement à petit feu, comme un poison me dévorant de l'intérieur. Au fur et à mesure notre amitié s'est transformé en quelque chose de toxique et nocif et j'ai voulu m'éloigner de tout cela. Lui exposer la situation c'était une chose, qu'il comprenne ce que je lui disais c'en était une autre. Tout avait atteint des proportions que je n'aurais jamais cru atteignable. Je pense qu'il était tellement mal dans sa peau qu'il n'a même pas pu seulement envisager que ce qu'il avait fait été grave mais que cela m'avait profondément blessé. Il ne pouvait comprendre que de mon mon côté, je puisse aller mal également, et ce à cause de lui. Je ne pouvais l'aider à aller mieux et je crois qu'après ce qu'il m'a fait je ne voulais plus l'aider à aller mieux, pire que cela, son mal-être était contagieux et je commençais moi aussi à sombrer dans une détresse sans nom. Comment le lui expliquer aussi ? J'optai d'abord pour la manière douce ; aucun résultat. J'ai essayé en y mettant plus de fermeté. Toujours aucun résultat. Je crois qu'il ne comprenait pas que je puisse être autrement que la fille gentille avec qui il parlait, je crois qu'il ne pouvait imaginer que je puisse m'éloigner car j'étais cette personne docile avec qui on prend plaisir à parler mais surtout à qui on aime se plaindre. Comme aucune des manières n'aboutissaient à quoi que ce soit, j'ai dû me montrer plus dure, mais encore une fois cela n'est pas passé. Alors, à bout de souffle, au bord de la crise de nerf, j'ai décidé de mettre un terme définitif à notre relation en arrêtant totalement de lui parlait. La simple idée de discuter avec lui me rendait malade.
  
        Bien évidemment cette personne l'a très mal pris, mais je pense sincèrement que j'aurai envisagé le suicide si j'avais continué de lui parler. Vous savez, on ne découvre pas du jour au lendemain qu'une relation nous nuit, qu'elle est toxique. Non, loin de là, on s'en rend compte progressivement quand on comprend que certains phrases nous mettent mal à l'aise alors que notre interlocuteur prétend que tout cela est sain et inoffensif, quand on commence à prendre pour des agressions répétées des jugements émis contre nous mais aussi contre nos amis alors qu'ils sont de prétendus conseils, quand une personne désire plus que ce que l'autre peut lui offrir. J'ai donc fait le choix de me protéger de cette relative nocive qui me tuait.


       Suite à ma décision il m'a envoyé de nombreux messages, refusant de comprendre, d'affronter la réalité mais surtout de respecter mon choix. Je ne sais pas si vous pouvez imaginer à quel point toutes ces intrusions dans ma vie, même dans ma vie privée se sont apparentées à une sorte de viol psychologique. Il tenait tellement à faire partie de ma vie qu'il a dépassait les limites du raisonnable et de la décence. Quand j'ai compris que discuter ne servait à rien car il ne pouvait concevoir la fin de notre relation amicale, j'ai décidé de le bloquer partout pour effacer son image de mon esprit. J'ai supprimé toutes les discussions et tous les messages qu'il m'avait envoyé pour mettre un terme définitif à tout lien entre nous.  

       Il a alors commencé à se créer de faux profils dans le but de me contacter, un, puis deux, puis trois, puis dix. Je ne comprenais et ne comprends toujours pas comment il en est arrivé à cette extrémité. Il a prétextait vouloir se venger de mon abandon, alors qu'il n'y a jamais eu abandon mais plutôt préservation de ma santé et de mon bien être. Suite à ces faux comptes et aux menaces de suicide auxquelles j'avais le droit, je lui ai clairement fait comprendre que ce genre de comportement s'apparentait à du harcèlement et je l'ai averti que j'allais déposer plainte s'il ne se calmait pas immédiatement. Il ne m'a pas cru, pensant que je le menaçais, que tout cela était des paroles dans le vent, il devait penser que j'étais trop gentille pour faire cela, mais terminé la gentillesse quand la situation dépasse de loin les bornes. Je lui ai donc laissé l'occasion de mettre un terme à ce conflit il n'a pas su la saisir et les faux comptes ont redoublé, à tel point que j'ai été contrainte de porter plainte. L'action de porter plainte ne s'est pas faite sur un coup de tête, cela faisait des mois que mes amis m'incitaient à le faire, je leur répondais toujours que je pouvais calmer la situation mais je dû me rendre à l'évidence : c'était impossible. J'ai mûrement réfléchi ma décision, j'ai pesé les pour et les contre et j'ai fait la démarche de porter plainte pour harcèlement. Je me sentais toute bizarre car porter plaindre c'est admettre que la chose n'est plus de notre ressort, c'est lui donner un caractère sérieux. Suite au dépôt de plainte, je me suis rendue au service d'aide aux victimes qui m'a soutenu dans ma démarche, affirmant que peu de victimes osaient faire ce que je venais d'accomplir. Tout cela n'a été que le début d'une longue descente aux enfers.


     Je pensais que suite à mon action, tout se calmerait et pourrait rentrer dans l'ordre, il allait être auditionné et comprendre que ce qu'il faisait été mal  Loin de là, quelle idiote j'ai été ! Il a continué, avec plus de virulence et de haine, il a commencé à se créer des profils avec mes photos, à écrire à mes amis afin de les éloigner de moi. Je ne compte plus le nombre de compte où il a usurpé mes photos, les détournant à son profit sans me demandant l'autorisation de s'en servir. J'ai du fermer ma page facebook et supprimer mon compte twitter car ils étaient devenus un défouloir pour sa haine. Le bloquer ne servait à rien, il se créait des comptes à l'infini et se vantait même de pouvoir le faire. À la question pourquoi n'as-tu pas changer d'adresse mail, de blog et de compte afin qu'il ne puisse plus te contacter, la réponse est assez simple. Ce blog ainsi que l'adresse mail que j'utilise me sont indispensables, d'une part pour exercer ma passion, d'une autre part car je souhaite travailler dans le monde du livre et ces deux atouts me permettent d'avoir déjà un pied dans cet univers. Je ne peux donc mettre un terme à ce blog ni clôturer mon adresse mail parce qu'un individu est incapable de contenir toute la haine qu'il a à mon égard, une haine totalement injustifiée et démesurée. J'ai pris mon mal en patience et j'ai attendu les résultats de la plainte, elle a donné lieu à un rappel à la loi sur son casier judiciaire mais à aucune autre poursuite. Je suis donc retournée déposer plainte avec de nouveaux éléments cette fois-ci, à ce jour, j'attends toujours que la plainte soit jugée, cela fait plus d'un an que j'attends. Mais ce n'est pas tout ! J'étais tranquillement en vacances quand j'ai reçu des sms et des appels par dizaine. On venait de me créer un profil sur un site de rencontre, profil sur lequel mon numéro de téléphone ainsi que ma photo étaient clairement affichés... Vous voyez jusqu'où vont les choses ? Jusqu'à m'inscrire sur un site de rencontre, jusqu'à divulguer mon numéro de téléphone sur internet. Je n'aurai pas cru cela possible.  Notez bien que je n'accuse personne mais il y a de fortes chances que ce soit lui qui m'ait inscrit sur le site, je ne fais que soumettre une hypothèse dont j'ai presque la certitude qu'elle est vraie. 

      À côté de cela, je reçois encore des messages d'amour de sa part, ils sont souvent suivis de messages de haine et de mépris, ce qui me laisse penser qu'il doit être atteint d'un certain déséquilibre, mais ce n'est qu'une hypothèse à en juger par son comportement, aucune certitude donc quant à cela. D'un côté il tente d'être bienveillant, d'un autre côté il se comporte comme une personne dénuée de sentiments qui ne pense qu'à me détruire. Sur de nombreux sites il s'est fait passer pour moi et a laissé des témoignages, il a contacté des blogueuses en se faisant passer pour moi, en me faisant passer pour une ratée qui a détruit sa vie. Il ne cesse d'usurper mon identité dans le but de me discréditer aux yeux d'autrui. Je trouve tout cela très mesquin, très bas et perfide, indigne d'un être humain également. Vous ne le savez peut-être pas, mais il s'est créé de faux profils, parfois en se faisant passer pour un auteur afin que je lui réponde, il se fait également passer pour des blogueurs et se crée des profils avec leur image afin que je réponde à ses commentaires. J'en suis réduite à inspecter le profil de chaque personne qui me demande en ami, de chaque personne qui me laisse des commentaires. C'est plus que pénible, malsain, oppressant, je n'ai pas assez de mots pour définir à quel point cela m'écœure. Plus d'une fois j'ai pensé à tout plaquer, à m'exiler sur une île déserte afin de trouver la paix. Vous savez le pire dans tout cela, c'est que je n'y peux rien. Que c'est inhérent à ma volonté, je ne peux l'empêcher de m'écrire car internet permet à bien des âmes en peine de sévir et d'exprimer ce qu'elles ressentent dans la démesure et le ridicule.  

       Le harcèlement en règle générale peut revêtir différentes formes, il peut être scolaire comme sexuel, il peut être d'ordre moral au travail aussi. Le harcèlement que je subis n'a pas vraiment de nom si ce n'est celui de harcèlement, pur et dur. Je me fais harceler sur la moindre plate forme où je peux avoir un compte, sur tous les réseaux sociaux, raison pour laquelle j'y suis beaucoup moins. Je me fais harceler dans les commentaires que je laisse sur vos blogs et auxquels cette personne répond, sur vos pages facebook également. Je peux vous assurer que c'est plus que pesant, c'est angoissant, c'est malsain et déplacé. J'ai constamment le sentiment d'être épiée, surveillée et jugée en permanence, j'ai la sensation d'être traquée par une personne qui semble avoir troqué une partie de son humanité contre quelque chose de beaucoup plus bestial, mais encore une fois, tout cela n'est qu'un ressenti personnel et en aucun cas une affirmation. C'est un enfer quotidien fait d'insultes et de jugements, de méchancetés gratuites avec parfois des déclaration d'amour, tout cela en réponse à une réaction de défense rendue nécessaire par l'incapacité de l'autre à comprendre ma situation. Tout cela dans une optique de vengeance alors que je n'ai fait que me protéger face à une relation toxique.

      Cela fait donc plus de deux ans que je ne peux mener l'activité de blogueuse que je souhaite. Plus de deux ans que j'ai hâte que cela prenne fin mais surtout que cette personne prenne conscience de la démesure de son comportement et de sa réaction, qu'elle cesse de me reprocher de l'avoir abandonné sans justification alors qu'elle a simplement refusé de comprendre le pourquoi de cette rupture amicale. Je ne comprends pas qu'un individu gentil en apparence puisse harceler une personne de la sorte selon le simple prétexte que j'ai coupé les ponts trop violemment, c'est totalement insensé et démesuré à mes yeux, d'autant plus qu'à de multiples reprises je lui ai expliqué tout ce qui n'allait pas, tout ce que je ressentais.

       Sur les moments, quand la situation n'allait pas, je tentais de l'expliquer avec les mots qui me venaient à  l'esprit, sans saisir la nature véritable de ce qui me rongeais. Ce n'est que plus tard, avec du recul, que j'ai pu mettre des mots véritables sur le mal dont je souffrais. Le mal d'avoir aidé quelqu'un qui désormais me fait vivre un enfer. Le mal de ne pas avoir su dire stop quand la situation a commencé à devenir hors de contrôle. Le mal de n'avoir pas réussi à l'empêcher d'être dépendant à moi. Le dire n'est pas facile, je vous en parle deux ans après car j'ai eu le temps d'analyser et de comprendre d'où cela venait, car je me sens capable de vous en parlement de la manière la plus objective possible même si tout n'est que ressenti personnel.

     Tout cela pour vous dire que même une personne en apparence gentille et inoffensive peut se transformer en une créature inimaginable par la seule force de la haine. Une haine viscérale dont je paies les frais alors que je n'ai fait qu'empêcher notre amitié de me tuer.  Que juger d'une comportement malsain d'une personne, c'est un ressenti personnel, quelque chose que l'on sent au fond de soi, que l'autre le comprenne ou pas cela ne change au rien aux faits, ce que nous considérons comme malsain l'est, quoique puisse en dire la personne qui vous fait subir cela, je pense que c'est la chose la plus difficile à comprendre pour celui qui a un comportement malsain. 


  Cet article inaugure ce qui s'intitule Les carnets de Wolkaiw dans lesquels je vous ferai part de mes réflexions sur de nombreux sujets. Comme vous l'avez compris, il ne s'agit en aucun cas de diaboliser cette personne, car elle n'avait sans doute pas conscience de ce qu'elle faisait, mais de vous avertir des dangers de ce genre de relation toxique et plus encore des dangers d'internet. Sur-ce, je vous souhaite de bonnes fêtes de fin d'année.

9 commentaires:

  1. Ma pauvre, cette expérience est terrible et effrayante...Je n'ai pas de mots assez forts pour te souhaiter plein de courage, j'espère que cette situation s'arrêtera rapidement !

    RépondreSupprimer
  2. merci pour ton article. Tu as eu amplement raison de couper les ponts.
    Contrairement, ça n'a pas été aussi loin que toi dans mon cas mais j'ai vécu une relation toxique dans laquelle l'homme pensait que je lui étais destinée, que je changerais d'avis.

    Le pire c'est de nous faire culpabiliser pour qu'on continue à leur parler.Je l'ai viré de ma vie définitivement. Maintenant, il essaie de renouer contact mais je ne réponds pas. J'ai prévenu une amie en commun afin qu'elle lui explique. Il s'est abonné à mon blog pensant avoir des informations mais je ne mets rien de personnel.

    Bref, le plus dur c'est de couper les ponts mais après tu respires complètement. Comme toi, c'est des proches qui m'ont alerté.

    RépondreSupprimer
  3. Tout va s'arranger ma chère amie! Si jamais tu as besoin, tu sais où me trouver =)

    RépondreSupprimer
  4. Que dire ? J'ai lu ton article du début à la fin et cela à deux reprises parce que d'une part je ne peux que compatir à ta situation dans laquelle tu es et d'une autre part, j'ai vécu une situation un peu similaire à la tienne sauf que dans mon cas, internet existait bien sûr mais ce n'est pas aller dans l'extrême.
    Je pense savoir de qui tu veux parler, et je suis désolée de voir que cette situation perdure encore et que tu doives prendre des mesures drastiques pour ne pas te retrouver confronter à cet individu.
    Toujours est-il que, si je peux me permettre de te donner un conseil : ne surtout pas abandonner ta passion pour ton blog, pour la lecture, pour la littérature, pour le partage. Tu es gentille, bienveillante, je le suis aussi mais malheureusement, il y a des personnes qui abusent de nous et qui nous pourrissent la vie. Pour ma part, je n'ai pas réussi à tirer un trait dessus mais je fais tout pour protéger mes enfants parce que dans mon cas, cette personne a essayé de s'en prendre à la chair de ma chair, et j'ai commencé à sortir les crocs !
    Je trouve que tu as eu beaucoup de courage de venir nous en parler, je te remercie pour ta confiance, et j'espère que cela t'a fait un bien fou de te confier à nous.
    Je te souhaite de passer de belles fêtes de fin d'année :)

    RépondreSupprimer
  5. Hello,
    J'ai pris le temps de tout lire. Premièrement, je ne vais pas porter de jugement sur la personne que tu cites car je ne la connais pas. Mais je vais juste "parler" de ta souffrance.
    Les vampires énergétiques sont plus nombreux qu'on ne le pense. Ils ne sont pas forcément évidents à identifier, des fois on a l'impression qu'ils ont juste besoin de nous et on se donne, parce que nous sommes humains. Tu n'as rien à te reprocher dans la situation, visiblement, et je te souhaite de pouvoir prendre la distance nécessaire. J'espère qu'il finira par lâcher et cesser d'être abusif. Peut-être finira-t-il par trouver le bonheur, et alors vous pourrez avancer tous les deux.
    Je compatis donc à ta souffrance mais aussi à la sienne. Joyeuses fêtes

    RépondreSupprimer
  6. Wouha rien qu'en lisant tes mots je me sens oppressée. Je ne peux pas dire que je comprends ce que tu vis car ce serait mentir, mais j'imagine que ça a été un véritable enfer pour toi. Tu as fait le bon choix en coupant les ponts sois en sûr. J'espère que la loi fera quelque chose contre ça et j'espère aussi que cela s'arrêtera car tu mérite que cela cesse pour vivre pleinement ce que tu souhaite faire. Je suis de tout coeur avec toi, courage ma belle ♥

    RépondreSupprimer
  7. :/ Je suis tellement triste pour toi. J'ai vécu trois années de harcèlement moral au collège et je me retrouve un peu dans cette histoire.
    Il n'avait pas conscience du mal qu'il te faisait, oui sans doute, mais il y a des actions, des mots qui n'auraient jamais dû exister. L'usurpation d'identité, l'intrusion dans ta vie privée, c'est clairement horrible. Je n'ose à peine imaginer ce que tu as pu penser, vivre, il y a des trucs qui me rappelle de biens mauvais souvenirs. J'espère vivement que ces atrocités cesseront.
    Protèges-toi, c'est le plus important, j'espère que ces longues plaintes déposées - même à répétition - finiront par aboutir. Ce sera un premier pas, même si clairement, t'as pris cher et que ce sera plus long à cicatriser.
    Je te souhaites d'aller mieux, n'hésites pas à écrire, écrire là-dessus, toutes tes pensées, ton ressenti, juste pour toi. Ca peut (peut-être) agir comme un défouloir. En espérant que ce cauchemar cesse.
    C'est dans ce genre de moment qu'on aimerait ouvrir la porte de son placard pour entrer à Narnia ou séjourner un temps dans cette verdoyante et paisible Comté des Hobbit. Loin de ce qui peut nous blesser. Je te souhaite d'aller mieux.
    Je t'envoie pleins de bonnes ondes ;)

    RépondreSupprimer
  8. Vraiment désolée de voir que de tels comportements existent, même si on entend tous les jours des choses comme cela, malheureusement. J'espère réellement que tu vas pouvoir vivre comme tu le souhaites et plus sereinement, surtout.

    Je te souhaite de bonnes fêtes de fin d'année.

    RépondreSupprimer
  9. NL:
    Coucou,

    Comment vas-tu?
    Je viens de publier une nouvelle chronique sur le blog : http://lecturesdunevie.weebly.com/home/et-plus-si-affinites

    Je te souhaite une très bonne semaine :D

    RépondreSupprimer

Merci de ton passage :)